• Lisa Rey

Où et quand doit-on porter un masque barrière ?

Depuis l'élocution du premier ministre du Québec François Legault, lors de laquelle il recommande le port du masque, on constate que la population Québécoise porte de plus en plus régulièrement un masque lors de ses sorties. Le port du masque, qu’il soit réutilisable ou non, n’est pas une mesure obligatoire mais fortement recommandée au Québec. Certains d’entre vous peuvent se demander dans quelles situations doit-on le porter ?


“Je pense que la façon la plus simple d’approcher le port du masque c’est de se dire qu’on doit le porter en tout temps quand on sort de la maison” Dre Cécile Tremblay microbiologiste infectiologue Centre Hospitalier de l’Université de Montréal

En effet, afin de bien intégrer le port du masque dans nos habitudes de vie, le Dre Cécile Tremblay recommande le port du masque partout. Dans les parcs, à vélo ou en faisant son jogging, les masques barrières sont à prévoir lors de toutes les sorties en dehors de notre domicile. 

Le porter en tout temps à l'extérieur est, comme dit précédemment, une question d’intégration de ce nouvel accessoire dans nos habitudes de vie. Ajouté à cela, certains endroits où la distanciation sociale n’est pas possible sont des lieux où le port de ce dernier est fortement recommandé. L’épicerie, par exemple, est un lieu où le respect des directives relatives à l’éloignement social peut être compliqué. C’est pourquoi dans ces lieux, il est fortement recommandé de porter un masque.


« Il a été prouvé que certaines personnes qui sont infectées peuvent transmettre le virus sans jamais présenter de symptômes. C’est ce qu’on appelle la transmission asymptomatique. […] Le comité consultatif spécial sur la COVID-19 a convenu d’un commun accord que le port d’un masque non médical, même si vous ne présentez aucun symptôme, est une mesure supplémentaire que vous pouvez prendre pour protéger les personnes dans votre entourage », a indiqué la Dre Tam.

Transports en commun, taxis et épiceries 


“Si il y a un endroit où on doit le plus être attentif et porter le masque c’est dans les transports en commun” Dre Cécile Tremblay microbiologiste infectiologue Centre Hospitalier de l’Université de Montréal
Métro Montréalais pendant le pandémie du COVID-19

Le port du masque en tissu est une nouvelle mesure à adopter, ce dernier doit devenir une habitude dans les transports collectifs, y compris les taxis, tous les milieux fermés tels que les épiceries et les quincailleries, et ce, partout au Québec. 

L’opposition à l’Hôtel de Ville estime que le port du masque devrait être obligatoire pour les usagers des transports en commun à Montréal, il demande d’ailleurs à l’administration de Valérie Plante de ne pas attendre le déconfinement avant de prendre une décision.

Cette nouvelle mesure permettrait de rassurer les employés de la STM quant à leur sécurité. Par ailleurs, le syndicat des chauffeurs d’autobus à préparé une publicité demandant aux usagers de se couvrir le visage avant de monter à bord des autobus. « Si on veut maintenir le service essentiel de transport en commun, il faut être sensible à la demande des syndicats pour le port des masques par les usagers. C’est tout à fait légitime comme demande. On pense que l’administration doit faire preuve de leadership et travailler avec la STM pour faire avancer cette décision. »


Avions et aéroports


Depuis le lundi 20 avril à midi, heure avancée de l’Est, le gouvernement fédéral a rendu obligatoire le port du masque à usage domestique soit non médical aux passagers aériens. 


Les voyageurs n’auront pas à porter leur masque en tout temps. Ils devront toutefois se couvrir le nez et la bouche dès qu’il leur sera impossible de se tenir à au moins deux mètres de distance d’autrui et lors de leur passage aux points de contrôle des aéroports.

Les clients devront porter un couvre-visage à l'enregistrement, à l'embarquement et à l'entrée dans l'avion.  Qu’on porte ou non le masque en tout temps, il faudra aussi en avoir un sur soi au moment de l’embarquement, faute de quoi il sera interdit de monter à bord d’un avion.

De plus, les passagers seront aussi obligés de mettre leur masque en tissu si un responsable de la santé publique ou un employé d’un transporteur aérien le leur demande.


Ottawa précise que tous les masques devront respecter les critères de la santé publique, c’est-à-dire qu’ils devront être composés d’au moins deux couches de tissu couvrant entièrement le nez et la bouche et qu’ils doivent pouvoir se fixer assez solidement sur la tête pour rester en place.


Cette mesure supplémentaire ne doit toutefois pas entraîner un relâchement dans le respect des directives relatives à l’éloignement social, le lavage fréquent des mains et le confinement à la maison, a averti l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam en conférence de presse.